| C'est au printemps 1964 que Louis Nucéra découvrit Montmartre et en tomba amoureux fou au point de s'y installer pour y vivre une histoire d'amour avec un quartier où chaque coin de rue semble chargé d'histoire, d'art et de poésie. Louis Nucéra ne cessa pour autant d'être niçois et offrit à Montmartre sa cha-leur, son accent et ses éclats de rire. Louis Nucéra nous raconte Montmartre avec érudition, passion et tendresse. Il nous prend par la main pour nous guider et nous rendre complice de ses émerveillements. Il en profite aussi pour nous présenter tous ceux qui firent les grandes heures du "Lapin Agile", ce ca-baret devenu monument historique, qui aujourd'hui encore est un endroit de passage privilégié pour nombre d'artistes. ..."Depuis plus d'un siècle, au "Lapin", comme la perle que l'huître secrète, l'esprit du lieux, ici est inaltérable. Il y a quelque chose d'ensoleillé dans ce cabaret sombre, à la lumière de cachot. Est ce dû à une forme de résistance à l'inévitable ? On préserve des recettes qui ont fait leurs preuves, on souhaite y adjoindre des choses que l'on perçoit comme belles, et on ne s'incline pas devant la laideur quand les modes s'avisent de la répandre."...
Louis Nucéra a achevé Les contes du"Lapin Agile" le 18 juin 2000 avant de perdre la vie dans un tragique accident victime d'un chauffard alors qu'il roulairt à vélo, le 9 août 2000. Ce sera, hélas, sont ultime chef d'oeuvre, son dernier cadeau à ses lecteurs. Romancier et essayiste, Louis Nucéra à publié une quinzaine d'ouvrages. Il a le prix Interallié 1981 pour Chemin de la alnterne (Grasser) et pour l'ensemble de son oeuvre, le grand prix de littérature 1993 de l'Académie française et le prix Pierre Mac Orlan en 1996. Préface de Raymond DEVOS LETTRE À UN AMI Insoutenable absence d'un ami. Louis Nucéra... Louis
de Nice ! Tu tenais fort à «la particule ». C'était inscrit sur ton acte de naissance: Louis...de Nice ! Ville de carnaval. Ville de belles lumières et de belles ombres. Ville odorante à fleur de peau.Cest dans ta ville que j'ai fait mes débuts. Je passais au théâtre de verdure... théâtre de plein air. Sans te connaître, je tai reconnu tout de suite.Tu étais là, assis au premier rang, sur une chaise de jardin, une feuille de papier d'une main (un crayon de l'autre) en suspens...Ce que tu pensais de moi, tu l'as écrit mais aussi tu es venu me le dire après le specta-cle.C'était si encourageant, si chaleureux ! Louis ! Ton dernier ouvrage, devant moi. Raymond DEVOS |
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